terça-feira, 25 de novembro de 2008

Depressão





Dépression saisonnière : une molécule incriminée



Les jours raccourcissent, le froid se glisse sous les portes, et une vague de morosité vous envahit. C'est la dépression saisonnière, qui affecte des millions de Français. Tristesse, ralentissement des activités, manque de motivation: la faute aux « transporteurs de la sérotonine », des molécules du cerveau qui seraient responsables de la baisse de l'humeur liée à une diminution de l'ensoleillement. À l'Université de Toronto et à celle de Vienne, des neurobiologistes ont montré que les transporteurs de la sérotonine sont plus nombreux dans le cerveau en hiver qu'en été. Leur fonction naturelle est d'évacuer une molécule cérébrale synonyme de bonne humeur: plus il y a de transporteurs de la sérotonine, moins il y a de sérotonine, et moins on se sent gai.

Pourquoi le cerveau est-il ainsi fait? On pense qu'i1 s'agit d'une adap-
tation de l'organisme à la « morte saison »: nos ancêtres vivaient en plein air, parcourant de longues distances à la recherche de gibier. Lorsque l'hiver arrivait, il fallait réduire les déplacements, se confiner dans un espace elos en bougeant le moins possible pendant de longs mois, tout en diminuant ses dépenses énergétiques. La baisse de sérotonine produit en partie ces effets qui ne sont plus adaptés dans les sociétés urbaines ou l'activité économique doit se poursuivre à un rythme constant! Quant à l'augmentation des suicides en hiver, en parti est liée à la dépression et à la baisse saisonnière de sérotonine, elle révele que nous avons perdu ce qui permettait à nos ancêtres de survivre avec moins de sérotonine : la vie de é1an soutenue par la chaleur de la collectivité.

N. PRASCHAK-RIEDER et al., Archives of General Psychiatry, vol. 65, p. 1072, 2008

© Cerveau & Psycho - N° 30

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